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Partie 3 : Hongrie - Serbie

C’est avec un regard en arrière que l’on passe la frontière. Une frontière fascinante par ailleurs. Une simple barrière en béton qu’il faut contourner. d’un panneau à un autre. D’un pays à un autre.
Tradition oblige, on fais les quelques centaine de mètres jusqu’à la première épicerie afin de déguster une bière sous le soleil harassant. Nous mettions un pied dans l’ennui, sans nous en douter encore.

Nous fêtons nos 4000km de bon matin avec quelques bières. Le premier avantage du pays, le prix de la bière. Ça annonce des matins compliqués. De trois, nous repartons à deux, et il en sera ainsi pendant un bon moment.
On continue notre route vers l’ouest. C’est le plateau de l’europe central, et c’est chiant. Les villages se suivent et se ressemblent. L’architecture est des plus basiques. Maisons et églises n’ont aucun charme et sont les répliques exactes d’un village à un autre. Les rues sont vides d’Hommes.

Nous décidons de remonter vers la Slovaquie, comme une porte de secours pour s’échapper un peu de la Hongrie.
Un festival de musique nous attend un peu plus au sud, mais dans une semaine.
Nous sommes allés trop vite. On traine autour d’un lac Slovaque entre les pécheurs et le bar. Puis on reprendre la route de Budapest. La météo devient détestable.

Une dernière nuit en Slovaquie pour nous préserver un jour des plus de la Hongrie.
On regarde un match de foot dans un bar puis ivre, on regard le bar fermer et la pluie tomber. On dormir par terre, dans la rue, sous le auvent.

On rattrape le Danube entre pluie et soleil. L’arrivée sur le Danube est moins spectaculaire que prévue. On parait beaucoup sur ce fleuve, censé être l’autoroute à vélo. On roule, captivés par les lents flots du Danube.
En demandant de l’eau à un bâtiment, l’un finit sous la douche pendant que l’autre occupe la cuisine. Un adorable Hongrois nous accueille avec toute sa douceur avant l’entrée dans la capitale.

A l’évidence on se trompe de coté, et l’entrée dans la ville est chaotique. Il faudra patienter un peu avant de pouvoir s’asseoir avec une bière au bord de l’eau.
Vite, la vie en ville nous pose et l’on quitte la mégapole. Passage au festival, puis descente vers la frontière Serbe.

La route n’est pas belle. Les villages, comme les visages sont gris. Le ciel se calque dessus et ainsi nous accélérons la cadence, pas question de rester plus longtemps que nécessaire.
Même si la Pologne a pu par moment se montrer froide, il faut avouer que là, dans sa globalité, le pays est en proie à un manque d’humanisme cruel.

Peu de photos, peu de vidéos. On chercher sans pour autant trouver. Que peut on ramener de ce pays comme image ? Mais pour sur j’écris beaucoup. C’est chaque soir une heure entière qu’il me faut au minimum pour déverser mon flot d’incompréhension et de réflexions sur le carnet.Toujours voir le positif.

Repas sous la bâche, la tempête nous réduit à frapper aux portes, fermées.

Ainsi avec plaisir on se dirige vers la frontière. Cette dernière est toute aussi flippante que le pays.
Une calamité. Comment peut on arriver à créer de tels endroits en 2018 en Europe. J’ai parfois honte.

Première ville en Serbie, Sombor. Ici on retrouve un peu d’humanité. La ville est plutôt charmante et le contact avec les gens est facile et franc. Une piste cyclable nous fait sortir de la ville. Nous passons la barre des 5000km au bout d’un chemin. Les gens n’hésitent pas à s’arrêter et descendre de voiture pour voir si nous connaissons la route à prendre.

On se perd au beau milieu de nul art en essayant de rattraper le Danube. Les raccourcis ne sont que rarement de bonnes idées avec des vélos chargés. Mais ils sont aussi parfois vecteurs de rencontres, ainsi nous tombons sur un adorable garde forestier qui nous ramène vers la route espérée.
Plus à l’aise en quad que nous dans les chemins boueux, il a pitié de nous et nous offre bière et eau de vie, pain et saucisson artisanal. Une fois de plus c’est fou comme la route peut nous offrir de si belles personnes.
Nous sommes heureux de rouler, mais nous sommes surtout heureux d’être si proche de l’humain.

Le soleil se couche sur les bords du Danube. On rejoins un camping gratuit au bord de l’eau alors que le ciel s’embrasse des couleurs du soleil couchant. Epuisé, les moustiques nous poussent à l’intérieur de la tente. On ne peut même pas profiter des berges du fleuve ou des étoiles.