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Causons café.

Mis à jour : il y a 6 jours



Comme je parle souvent de café et que j'ai reçu plusieurs messages ces derniers temps concernant le matos et le pourquoi du comment. Donc voilà un aperçu : Le matériel :


- Bouilloire Trangia 0,6L

Simple mais efficace. Elle ne me sert qu’à chauffer l’eau. Pour ne pas altérer le gout de l’eau et donc du café, elle ne sert qu’à bouillir l’eau.

La contenance est un peu trop conséquente pour un seul café mais j’ai du mal à trouver plus petit. Cependant, en chauffant un peu plus d’eau que prévu, ca permet de préchauffer tout le matériel, dont le filtre.


- Dripper Hario V60 plastique

Compte tenu du poids et du prix, c’est probablement la meilleur manière, à mon sens, de faire un café slow process sur la route.

Encombrant et pas grand chose qui peut tenir à l’intérieur pour justifier ça, sa hanse permet cependant de l’accrocher à l’extérieur. J’aime pas trop que les choses pendent à l’extérieur mais quand il faut de la place, c’est facile de le sortir.

La version plastique est loin d’être la plus efficace mais à vélo, ca parait être un meilleur compromis que la céramique.


- Filtres café papier

Encore faut il en trouver. En Asie du sud est, pas de problème. Dans certaines autres régions ça doit se compliquer. On peut toujours bricoler avec des filtres à café lambda un peu plus gros, mais soyons honnête, c’est loin d’être idéal.

Je fais un double passage à l’eau chaude pour mouiller le filtre et enlever le goût éventuel.


- Dripper GSI outdoor ultralight java`

Ce qui fût ma solution principal pendant longtemps, c’est désormais la roue de secours. Rapport prix poids et encombrement c’est imbattable. En revanche ca demande pas mal d’attention, sinon le filtre prend vite certaines odeurs et donc…

De plus, il a tendance à laisser filer les particules les plus fines du café, donc on en retrouve au fond de la tasse, pas top.

Cependant, comme il se plie et se range partout sans effort, c’est bien de l’avoir sous le coude au cas où je viendrais à manquer de filtres.


- Cuillère pliante decathlon

Une cuillère comme une autre. Elle tient plutôt bien le choc et pratique de pouvoir la plier. Pas non plus indispensable mais bon.

Elle permet de remuer un peu le café et de venir mélanger un peu le café infusé lorsqu’il a fini de reposer.


- Tasse GSI bugaboo 14oz

J'ai changé il y a peu ma tasse en émail contre celle ci. Un poil plus légère mais aussi et surtout plus pratique. Je ne suis pas le premier fan du style un peu cliché du bikepacking avec forcément une foutue tasse qui pend dehors. Donc je voulais une tasse qui permettais de rabattre la anse afin qu'elle prenne plus facilement place et se fonde dans une des poches latérales de ma sacoche de selle. De plus elle est graduée, ça permet d'avoir une idée plus précise de la quantité de liquide lorsque l'on tente d'être précis rapport au dosage de café. Puis je la trouve cool. Et légère au possible, facile à laver et moins onéreuse que le titane

- Moulin café GSI java mill

Je suis passé par pas mal de moulins à cause de perte ou de casse, pour finir avec celui là actuellement. Je dois dire qu'il me convient plutôt bien, à voir avec le temps comment il s'en sort. C'est un peu dur d'avoir du café parfaitement équitablement moulu mais bon, ca reste un moulin de poche...

Et puis sinon c’est indiscutable. Je crois que je préfère retirer un tee shirt que le moulin.


- Cuillère mesure Hario

Apparemment ce n’est pas d’une extrême précision selon le café , elle permet cependant de doser et d’avoir une belle idée de ce que l’on met en grammage de café. Sachant que le grammage du café et de l’eau sont dépendant l’un de l’autre. Après on ajuste à sa sauce.


- Et du café !

Et puis sans grandes surprises, du café en grains qui attend sagement d’être bu. Là c'est question de goût. Le type de café, la provenance, les arômes, l'acidité, le degré de torréfaction. Tellement de choses à prendre en compte mais petit à petit on trouve son chemin et on a ses cafés de prédilection.

Le processus concernant le café :


Donc voici comment je me débrouille pour me dégoter du café.

En amont, je fais des recherches assez longues sur la carte. A savoir où je peux trouver ou bien un torréfacteur ou bien un coffee shop digne de ce nom qui vend du café en grains.

Je les contacte et souvent en retour j’ai une liste du café dispo avec les prix.

Déjà, tout ces endroits, ca fait des points placés sur une carte. Et ces points désignent les endroits où je peux potentiellement me ravitailler.


Une fois que j’ai accès à du café, basé sur ma consommation journalière, je compare avec le prochain endroit où je peux trouver du café.

Si le prochain torréfacteur est à 3 semaines de vélo, je compte sur un mois de café de réserve.

Ainsi je sais ce qu’il me faut acheter pour pouvoir survivre jusqu’au prochain ravito !

Sachant qu’il faut éviter d’avoir trop de stock afin d’avoir un café qui est fraichement torréfié. Inutile d’avoir un café fraichement moulu si il est torréfié 3 mois en arrière.

Ça parait fou mais bon. C’est comme ça.


Sachant que : ça demande du temps et c’est parfois casse tête, puis ca impose parfois des détours.

Mais il parait que lorsque l’on aime… L'eau : Probablement la partie la plus instable dans tout ça. Pour plein de raisons c'est un facteur difficilement contrôlable, alors que c'est aussi très centrale dans le goût que vous avoir la tasse de café. J'essaie autant que possible de conserver une bouteille avec de l'eau que je sais plus propre que le reste si besoin est. Et cette eau sera principalement pour le café du matin. Parfois, l'eau est tellement mauvaise qu'il faut se résigner à ne rien boire plutôt que de ruiner son précieux café. Par petites quantités : Lorsque je dois stocker un peu plus que de raison, j'essaie toujours d'avoir des paquets de 100g. Déjà ça permet d'avoir différents cafés si besoin, et en plus d'en laisse la moitié de côté sans l'ouvrir pour le préserver au mieux. C'est aussi un peu plus pratique à ranger, pour caler entre les vêtement ou dans un objet creux où la place se perd.

La démarche :


Disons que c’est mon luxe. C’est à peu prés la seule chose qui me tient à coeur de conserver comme une habitude, comme un ancrage.

Ce n’est pas juste boire un café. Je préfère boire de l’eau qu’un mauvais café.

C’est tout un monde. C’est la préparation, c’est l’amour des bonnes choses.

De plus, c’est un mode de dégustation qui demande une attention pleine et constante. Il faut faire chauffer l’eau, moudre son café, tout préparer, puis ensuite “faire” son café. Et cette méthode d’extraction demande à ne rien faire d’autre.

C’est donc un précieux moment. C’est un moment où je fais attention à la quantité, à la qualité. A la spirale d’eau qui vient infuser lentement. A la couleur, à la robe, à l’odeur.

C’est un moment de concentration. Un moment sans écran ni bla-bla. Je ne fais que ça. Je m’oblige à ne faire que ça.

Puis vient la dégustation. Tout pareil. J’essaie de comprendre, d’intellectualiser ce que je bois. De comprendre comment mon corps réagi. Je ferme mes yeux et je déguste. Je sens, j’expire.

Un moment à moi, loin de tout et tout le monde.


Ca parait idiot mais promis, suffirait de quelques jours avec moi pour comprendre que c’est difficile pour moi de ne faire qu’une chose à la fois. Y’a un peu d’hyper activité non détectée derrière tout ça mais qu’importe, c’est mon moment.


Et en dehors de ça, c’est l’assurance d’avoir un très bon café pour démarrer la journée. Par extension, c’est une manière de démarrer la journée de la meilleur des façons possibles, quelle que puisse être l’issue de la journée.


Et pour finir, ce que vous voyez sur la photo a finalement fait basculer ma vie dans le “je sais quoi faire désormais”.

Je vais bientôt passer ma formation de barista et continuer à rouler. Voyager à vélo et faire du café. Être heureux et rendre heureux.



Améliorations possibles :


Le système est loin d’être parfait. C’est dur à accepter mais je sais que si je veux faire un café encore meilleur, il me faut pas forcément beaucoup plus, mais du matériel différent. Plus lourd, surtout plus encombrant. Et j’ai pas encore réussi à m’y résigner.

J’ai trouvé quelques petites perles cependant pour améliorer tout ça. Affaire à suivre donc ! A savoir : Moi je suis un peu dans l'extrême déjà. Mais plein de solutions sont possibles. Il n'y a quasiment aucune excuse au mauvais café. Tant le prix, que la qualité gustative, mais aussi par la disponibilité. En cherchant un peu, on trouve. Et on est rarement à plus de deux mois d'un coffee shop décent. (Calcul approximatif.) Il y a énormément de types de café, énormément de types d'extraction. Avec quelques grammes et efforts en plus, on sort juste de l'infâme café en poudre de supermarché. Les torréfacteurs sont des artisans. Moi je les considère même comme des artistes pour tout dire. Et acheter son café là bas, c'est soutenir l'artisan torréfacteur, mais aussi les fermes qui font l'effort de maintenir la production aussi qualitative que possible malgré les possibles difficultés. Ça fait vivre ces gens que j'ai croisé, au Laos, Myanmar, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Brésil, Thaïlande. Voila. Vive le bon café. Ps : Lorsque je suis en France, il n'y a aucun café que je me prépare qui ne vienne pas de chez ces deux artistes : http://www.lartisanes.fr/ Mon café qui vient de là bas, c'est la certitude les yeux fermés d'avoir ce qui se fait de mieux. Choisi avec amour, torréfié avec amour par deux humains au sens le plus noble du terme.