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De l'importance du sourire.

Il me tenait à cœur de raconter une petite histoire.

Première nuit en république tchèque. On se réveille dans un camping, on replie le tout pour repartir vers Carlsbad. Le boss nous arrête, c’est l’heure de la pinte de bière. Il est à peine 10 heures, et on ne repartira qu’à 15h en roulant nettement moins droit que la veille.

Lorsque l’on veut payer, il refuse nettement.

« Pourquoi ?

- Il y 15 ans je suis allé à Paris. Je fus tellement enchanté et tellement bien reçu que maintenant je dois vous rendre la pareille. »


Toute ces années durant laquelle il conserva fraichement en mémoire les sentiments qu’il avait pu glaner en France.

Ne jamais sous estimé le plus petit de ses actes. Même envers un illustre inconnu qui ne parle pas trois mots de votre langue. Il se peut qu’il croise votre petit fils dans quelques années et qu’il lui offre quelques pintes de bière.


Cela me pose la question de l’impact profond de nos actes, du goût que l’on peut laisser aussi rapidement et longtemps chez quelqu’un. Ces petits manies, habitudes et gestes que l’on garde naturellement mais qui peuvent un jour gêner ou blesser autrui.


Lorsque l’on voyage, on est représentant de tout un tas de trucs. Qu’on le veuille ou non, avec ou sans diplôme.

On peut représenter un pays, un continent, une couleur, une religion. Autant de choses qui font partie de nous et qui nous représente aux yeux des autres. Qu’on le veuille ou non, c’est plus l’image que les autres veulent bien se faire de nous que notre soi profond qui ressort aux premiers contacts.


A vue d’oeil, on peut déterminer plus ou moins de quel continent, pays, confession ou groupe d’individus un Homme provient. Mais ce n’est que la surface, l’extérieur. Ensuite c’est l’attitude, le sourire, les gestes, le ton.

Et lorsque l’on ne fait que se croiser, c’est cette impression qui marquera peut être quelqu’un à jamais. Dans certains coins, ils ne voient surement pas beaucoup d’estoniens ou de luxembourgeois. Cela seront les chanceux ambassadeurs de tout un pays, faute d’en voir d’autre.

C’est important d’en être conscient puisque c’est peut être grâce à ça que vos petits enfants boiront des bières gratuites lorsqu’ils traverseront la république tchèque à bicyclette !


Voilà la partie la plus fatigante

du voyage, être en permanence ouvert aux autres. répondre de la main, dire bonjour, accepter d’oublier son intimité, être d’humeur égale, répondre aux mêmes questions chaque jour.

Et on me dit que je ne suis pas patient ? ;)