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Partie 11 : Zimbabwe

Il fallu chercher un peu pour dégoter un douanier, que nous avons du réveiller de la sieste. Nous aurions pu passer comme des fleurs, personne n’aurait remarqué notre entrée. Mais pourtant il nous faudra bien ressortir, alors on essaie d’y entrer proprement pour en sortir sans encombres.
Une fois le visa fait, nous passons la barrière, et nous voila en Zambie.

C’est vraiment pour dire de ne rien occulter, car il n’aura fallu qu’une poignée de kilomètre pour arriver à Vic falls village. Beaucoup moins touristique mais beaucoup plus chic. Il y a même une très bonne micro brasserie.

Nous fûmes contactés en amont par le manager d’un hôtel qui nous offrait de camper dans le jardin de son hôtel. C’est aussi ce qui pesa dans la balance des décisions quand à savoir si nous allions voir les chutes Victoria d’un côté ou de l’autre.

Nous avons tardé avant d’y aller. Disons même que nous y sommes allés le dernier jour, juste avant de prendre la route. En attendant nous avons surtout trainé au bord de la piscine ou dans un transat à bricoler, nettoyer et mettre à jour ce qui demandait à l’être.
La situation était un peu étrange puisque la crise économique du pays mêle à la récente décision du président de bannir le dollar comme possible monnaie de paiement nous plonge dans un doute particulier.

J’aimerais voir plus du pays, j’aimerais m’enfoncer plus avant au Zimbabwe, y aller vraiment, ne pas faire que survoler. Mais en arrivant au Zim, ma banque me contacte pour me prévenir que ma carte bancaire vient d’être piraté, à moins que ce soit moi qui ai acheté des médicaments à Chicago hier, peu probable.
Donc je me résous tristement à ne pédaler ici qu’une journée. En effet, le dollar Zimbabwéen récemment instauré est une monnaie de monopoly, et disponible en peu d’exemplaires. Si peu, que même les distributeurs n’en sont pas pourvus.

Dans les hôtels on peut toujours payer une bière en dollar et recevoir la monnaie en dollar, mais difficile de toucher de l’argent local. Le moyen le plus efficace est de payer avec une carte bancaire, dont je ne dispose plus. Hormis le fait que je suis plutôt non chanceux avec ces petites cartes, ma réserve de dollar s’épuise et je ne tiendrais pas longtemps. D’autant plus que la crise économique à fait enfler le prix des denrées premières. Et en effet, même les paquets de pâtes sont extrêmement chers. La bière reste toujours bon marché, c’est peut être ça le principal, puis nous avions faire des courses en Zambie en connaissance de cause.

De plus, aller plus au sud du pays ferait sauter la partie est du Botswana, la descente de la fameuse Elephant Highway. Alors tant pis, nous trainons quelques jours ici avant de nous diriger vers le Botswana.

La ville à un air de fausse Afrique, une Afrique de carte postale avec des groupes de mecs qui jouent du xylophone pour les terrasses des touristes qui sont venus au Zim pour la journée.
C’est ce que l’on retrouve souvent désormais, maintenant que nous rentrons dans une partie du continent bien plus touristiques, et d’un touriste un peu plus argenté que celui qu’on trouve au Maghreb. Ces groupes de musique à la place choisi qui me rappellent un peu les péruviens des marchés français. Et puis pourquoi pas après tout.

Le petit chemin pédestre qui mène aux chutes est finalement plutôt intéressant puisque j’y verrais pour la première fois des phacochères, mais aussi pas mal de singes. Pas de quoi se payer le vol aller retour mais la petite marche n’en est que plus sympa.

Pour les chutes, c’était la mi saison dirons nous. Pendant la période des pluies ou juste après, elle sont parait il impressionnantes de débit, de bruit et de fureur. Mais c’est la douche.
Nous sommes arrivés dans l’entre deux. Suffisamment d’eau pour que ce soit beau et assez peu pour pouvoir s’approcher et prendre quelques photos.

C’est joli, impressionnant. Et la saisons faisait qu’il n’y avait pas grand monde autour. C’était parfait.
Mais tout de même, le sceptique en moi doit parler, je ne ferais pas le voir simplement pour voir ces chutes. Peut être parce que je ne suis pas un passionné de cascade, mais toujours est il que 30 USD plus le prix du visa, bon, avec le recul, je me dis que j’y suis un peu allé pour dire d’y aller… Ca fait toujours mal de se l’avouer, et toujours au risque de passer pour un râleur auprès de ceux qui ont trouvé ça exceptionnel.

Le seul spectacle auquel nous voulions assister dans le coin a donné sa représentation.

Nous reprenons gaiement la route. Il reste Environ 80km jusqu’à la frontière. On nous avait que l’endroit été sauvage, et ne effet ça n’a pas manqué.
Les premiers kilomètres, nous cherchions avidement parmi les fourrés des éléphants.
“Là ! Ah non c’est une poubelle.
Là ! Ah non c’est un arbre.”
On voit ce que l’on veut bien voir.

Toujours est il qu’avec un peu de patience, les éléphants sauvages ont commencés à peupler les bords de route. Une route de laquelle on imagine bien des troupeaux sortir. Une savane un peu vallonnée, presque sans trafic, sans bruit.
De temps en temps à l’ombre d’un arbre, un éléphant fait aller sa queue, seul élément mobile d’une grosse machine de muscle que la chaleur rend couteuse à se mouvoir.
Puis à mesure que la frontière approche, déjà l’excitation de passer une frontière, puis le nombre d’éléphants s’accélère. Jusqu’à ce qu’à la bordure des deux pays ça soit un véritable cliché Africain.

Certains contournent habilement la frontière, d’autre déjà de l’autre côté se lave en famille dans le lit d’une rivière. Autant dire qu’on est heureux d’être ici. Et puis un coup de tampon suffira à nous faire rentrer dans l’un des derniers pays à traverser, l’arrivée se rapproche, chaque passage de frontière gagne en symbole.