• Clotaire Mandel

Faire son dentifrice

Voulant assainir mon mode de vie et rendre mon existence plus légère à porter pour la planète, je commence à prendre point par point les petites habitudes du quotidien pouvant être changées. Et ça commence par le dentifrice. Chaque année, les tubes de dentifrice usagés représentent 3000 tonnes de déchets dans le monde. Et un tube met 500 ans avant de disparaitre complétement de la surface de la terre. De plus, comme il reste en moyenne 4% de dentifrice non utilisé dans les tubes jetés, c'est 70 000 tonnes de dentifrice gaspillés chaque année au niveau mondial. L'idée était donc d'avoir un produit sain, ou qui s'en approche le plus possible. Mais aussi et surtout, beaucoup plus supportable pour la planète. Affolant de regarder ce qui constitue l'essentiel des dentifrices industriel. Encore que les fabricants ne sont pas si transparent que ça. Toujours est il que tout le monde s'accorde à dire qu'il n'y a pas grand chose de bien dedans. Et puis tant qu'à faire, essayer de ne pas gaspiller de dentifrice et de ne pas consommer de tubes plastiques à usage unique. Donc c'est plutôt simple. Il suffit de le faire soi même, en utilisant des produits qui n'impliquent pas un gaspillage de plastique et qui permet de contrôler le contenu de ce dit dentifrice. Et faire tenir le tout dans un contenant recyclé.

La recette : Si j'ai pu être trop paresseux pour me lancer dans des cuisines trop complexes alors que je peux acheter tout ça au supermarché, c'est un temps révolu. Et donc pour commencer je me suis pencher sur ce qu'il fallait comme ingrédient mais aussi comment le faire ce fameux dentifrice. Et voici ma recette : - 3 cuillère à soupe d'huile de coco

- Une cuillère à café de bicarbonate de soude - 3 gouttes d'huile essentiel de tea tree - 5 gouttes d'huile essentiel de menthe poivré Donc déjà dans un premier temps et sans avoir fait de longues et fastidieuses études, on comprend vite qu'il ne faut pas grand chose. Ce ne peut être une excuse donc.

Puis rien de plus simple : - Je fais fondre quelques minutes l'huile de coco au soleil - Pendant ce temps, bien stériliser/nettoyer ses ustensiles - Ajouter le bicar à l'huile de coco, puis les huiles essentielles - On mélange avec amour - Verser dans un contenant propre et dédié - Brossez vous les dents ! Les produits : Pour cette recette j'ai utilisé ce qui me semblait le mieux : du bicar sans emballage plastique et venant d'Australie (je suis en Nouvelle Zélande) et de l'huile de coco organique et pressé à froid. J'ai emprunté les huiles essentiels donc n'ai pas plus d'infos dessus. Je lui fais cependant confiance sur la provenance !

Il faut apparemment être vraiment stricte sur l'huile de coco que l'on utilise. Et je voulais vraiment que ce soit avec le moins de plastique possible. Du verre et du carton en l’occurrence. Avec ces quantités, loin d'être astronomique, j'ai ces produits en quantité suffisante pour faire quelques tournées de dentifrice. Et comme contenant, le verre est probablement le plus efficace et écolo. N'en ayant pas sous la main et voulant à tout prix recycler mon pot de hummus, j'en ai fait une boite à dentifrice ! Je trouverais plus petit plus tard. L'idée étant de ne pas acheter, encore et toujours, mais de recycler. Donc je patiente avant de trouver le bon produit à recycler !

Le contenu du dentifrice : Huile de coco : Antibactérienne. Bicarbonate de soude : Dissout les résidus alimentaires, réduit la formation de tartre et rééquilibre le pH de la bouche. Blanchissement par abrasion. HE de tea tree : Antibactérienne et antifongique. HE de menthe poivré : Désinfectante et antalgique. Le bicar peut être remplacé par du carbonate de calcium (blanc de Meudon), beaucoup plus doux pour les dents. Car le bicar rend sceptique à cause de ses propriétés abrasives, il faut donc l'utiliser avec parcimonie. Mais une fois combiné avec l'huile de coco, la brosse humidifié et la salive, son effet abrasif est atténué. Beaucoup de recette comprenne de l'argile aussi. Je n'en ai pas utilisé car n'en ai pas trouvé, et pour être tout à fait honnête, n'ai surtout pas trop cherché, comprenant que ce n'était pas essentiel.


Le test : Vraiment agréablement surpris ! Dans tous les sens du terme. Surpris par son efficacité : je trouve mes dents plus propres et avec moins d'effort. Surpris par la texture : l'huile de coco rend la pâte relativement grasse, c'est donc assez particulier en bouche, d'autant plus que ça ne mousse pas. La mousse n'est de toute façon une bonne chose apparemment. ll faut se réapproprier de nouvelles sensations de brossage lorsque depuis sa tendre enfance l'on a utilisé du dentifrice industriel. Pas de mousse, et non plus cette importante impression de menthe fraiche. Mais ce n'est qu'une affaire de jours, et une fois fait on s'y habitue très bien.

Une fois débarrassé de ses habitudes et attentes, et que l'on se rend compte que le produit est bien meilleur pour nous, il va être difficile de revenir en arrière.

L'aspect économique : Je voulais aussi voir dans quel mesure cette solution était couteuse. Voici donc le détail des dépenses engendrés : Huile de coco organique pressée à froid : 6,70NZ$ soit 3,9€ pour 330ml Bicarbonate de soude : 3NZ$ soit 1,7€ pour 500g HE de tea tree : empruntée ! HE de menthe poivrée : empruntée ! Considérant les quantités nécessaires, avec ce quator là, je peux faire ma recette pour environ 4 pots . Et chaque pot que je fais dure approximativement 2 mois. Ce qui fait 8 mois environ avec 10NZ$ ou 5,6€. Je ne compte pas les huiles essentielles pour plusieurs raisons : quantité négligeable donc le flacon durerait tout une vie, possibilité d'en prendre quelques gouttes aux copains. Ou encore, s'ils sont déjà dans votre pharmacie, ça n'implique aucun cout supplémentaire. Donc voila, ce dentifrice maison couterait environ 80 centimes par mois. Ce qui est un coût similaire voir inférieur au dentifrice industrielle. Et quand bien même, ce dentifrice est fait avec amour, avec des produits que l'on choisit, et bien meilleur pour la santé ! Petite note : Il est clair qu'on ne peut pas bricoler son dentifrice partout. Et notamment à cause de l'huile de coco. Car même si les recettes varient, on retrouve souvent au moins l'huile de coco dans toutes. Ensuite le bricolage avec les ingrédients se fait facilement et sans besoin de trop de matériel. Avec les ingrédients sous la main, pas d'excuses. C'est même plus simple de que s'y retrouver dans un rayon dentifrice. En revanche, dans le cadre d'un voyage à vélo au long cours et dans des zones un peu reculés, il va falloir se résoudre parfois à retourner à la version industrielle. Pour finir, précisons que ce n'est qu'une recette parmi tant d'autre. Un premier essai, donc je ne prétend pas avoir la recette parfaite. C'est simplement ce que j'utilise, et qui me satisfait pour le moment. Aussi et surtout, je ne suis ni naturopathe ni expert en aromathérapie.

1 commentaire

le pedalistan www.lepedalistan.com lepedalistan clotaire mandel bikepacking biketouring voyage vélo traversée afrique

A story a day :

  • Facebook Social Icône
  • Instagram