• Clotaire Mandel

Le guide du débutant, sans la liste matos.

Dernière mise à jour : 13 nov.

Pour avoir roulé ces derniers temps avec des gens pour qui c'était la première aventure à vélo, ou à peu de choses près, j'ai pris note de ce qu'ils disaient de surprises et de difficultés pour bricoler une petite liste de notes mentales pour ceux qui auraient à se jeter dans le grand bain prochainement. De plus, je reçois souvent des questions qui sont souvent les mêmes, alors je fais un petite récapitulatif de ce qu'il est bon d'avoir en tête. Il n'y a pas de honte à ne pas savoir. Pas de problème à tituber ou hésiter. Et si les gens autour de vous font les choses par automatismes, c'est souvent parce que ce sont des gens maintes fois répétés. Il faut commencer quelque part, et c'est bien d'avoir un petit retour pour éviter des petites erreurs évitables.

Comme j'ai écrit bien plus finalement que ce que je comptais faire au début, voila un petite chapitrage des parties : - Partie 1 : Matos - Partie 2 : Le back up - Partie 3 : Divers et variés - Partie 4 : Logistique Sachant que : je reste dispo pour toute question ou si quelque chose n'est pas clair, que j'écrirais plus longuement sur le camping sauvage et que je ferais un article sur le voyage et les dépenses plus tard.

 

Matos. Pour tout ce qui suit, je vous renvoi à ma liste matériel ici et si ce n'est pas clair, n'hésitez pas à me contacter. La matériel, où l'on l'achète et comment on le transporte : Assez surprenamment, on entend souvent les gens planifier de trouver un vélo et du matos sur place pour démarrer. Ce qui n'est pas impossible, mais selon où vous planifiez de trouver tout ça, la qualité du matériel et la facilité pour le faire varie grandement.

Si la qualité du matériel et la possibilité de ne pas trouver tout ce que l'on veut importe peu, alors pourquoi pas. Sinon, je conseillerais de tout trouver avant de partir, et d'arriver équiper. La qualité du matériel ne se vaut pas du tout selon où que l'on espère le trouver, le prix n'est pas le même, et surtout la disponibilité rend le choix beaucoup plus serré. D'autant plus que, et ça surprend aussi souvent, il est facile de voler avec un vélo de nos jours. J'en parle plus bas ! Le vélo : Je ne m'étalerais pas sur des modèles en particulier, la liste est déjà longue, et s'allonge chaque jours, mais la question revient quand même souvent. Facile de s'y perdre de nos jours .

Plusieurs question à se poser je pense : où allez vous majoritairement rouler, combine vous pouvez dépenser, et qu'est ce qui est disponible sur le marché. En ayant une idée du budget et du type de vélo que l'on veut, on cerne déjà une plus petite partie des vélos disponibles. Ensuite, le marché étant encore tendue à la suite du COVID, tout n'est pas disponible aussi facilement qu'auparavant. Et surtout, si la question se pose, je pense qu'il faut viser la polyvalence. Un vélo qui passe partout, sur lequel on a une amplitude suffisante pour monter et descendre en taille de pneus selon où l'on va. Tubeless, nombre de vitesses, système de freinage. La liste est longue de paramètres à prendre en compte. Mais je serais heureux de répondre aux questions en privé. Le vélo qui vous convient c'est celui qui vous plait, vous semble adéquat, et surtout celui qui vous donnera plaisir et confiance pour parcourir le globe. Le réchaud : Encore une question récurrente, mais la les réponses possibles sont moindres. Personnellement, je suis 100% réchaud à essence. Pour la simple et bonne raison que c'est le plus facile à gérer en terme de combustible. On trouve des pompes à essence absolument partout dans le monde, et même des vendeurs de bord de route, et ceci à des prix décents.

Le réchaud lui même est lourd, encombrant, cher à l'achat et nécessite d'être un peu dompté à l'usage. Mais c'est un moindre mal si vous comptez traverser la planète à vélo. A une échelle plus locale, on peut changer de stratégie en effet : facile de trouver du gaz, du bois ou de l'alcool. Mais c'est soit cher, long à chauffer ou absolument incontrolable en terme de cuisson. Alors si c'est juste pour chauffer des pates ok, mais dès lors que vous voulez cuisiner, et c'est fort agréable sur le long cours, le réchaud à essence est probablement le plus approprié. Ps : ce que j'utilise ici La tente : Sans rentrer dans les modèles là non plus, je vote simplement pour l'autoportance. Les considérations de poids, d'espace intérieur, c'est à chacun selon ses désirs. Mais l'autoportance c'est la liberté. Les exemples sont légions d'endroits où il est une galère de trainer une tente qui doit se planter dans le sol.

Saisons et polyvalence : Une des questions qui revient souvent, c'est la gestion des saisons et des températures. A cela deux écoles. La première qui va tout porter de A à Z pour avoir la plus grande amplitude possible sur le vélo à tout moment. Ou la deuxième école, la mienne, qui prêche pour une adaptation en cours de route. C'est plutôt simple. J'ai toujours de quoi affronter un froid raisonnable. Mais disons que les périodes de grand froid sont ou prévisible ou de courte durée. Si c'est prévisible, alors on s'organise un peu en amont. On peut acheter une doudoune en plus et une deuxième duvet pour palier à cette période. Ca peut être d'occasion, ou quelque chose que l'on revend. Du matos local pas cher que l'on offre ensuite. Mais pourquoi trainer une doudoune sous les tropiques pour le moment où l'on passera les cols d'Asie centrale ? Et si c'est une courte période, raison de plus pour ne trouver qu'une couette et un pull en plus pour passer à travers en tout confort. Rien de trop à porter et pas de dépenses inutiles.

Une autre technique aussi est d'envoyer des colis. Se faire envoyer ce qu'il faut au moment où il faut, et l'envoyer de nouveau plus loin lorsque potentiellement nécessaire, ou retour à la maison ! Ca coute un peu plus, mais ca évite de s'encombrer, et on peut aussi glisser quelques souvenirs et trucs qui ne servent plus dans le colis au passage. Sac à dos : Un petit sac à dos pliant dans les sacoches permet d'avoir de quoi faire les courses, de porter facilement des excédants ou aussi changer de mode de transport et partir randonner quelques jours. Un sac à dos sans armature est préférable, pour le rouler et le glisser partout.

Popote et cuisine : Si vous aimez cuisiner, n'hésitez pas à prendre une popote un poil plus grand. Ca ne change pas beaucoup en terme de poids et d'encombrement, d'autant plus qu'on peut en mettre plus dedans lorsque l'on range. Mais ça fait la différence de pouvoir mettre plein de légumes dans la popote. Tout autant qu'un petit kit cuisine. Un bon couteau, une planche à découper, quelques épices et en avant ! La pompe : Si il y aussi quelque chose sur lequel on ne devrait pas lésiner, c'est la pompe. Une bonne pompe bien efficace en toute circonstance vaut bien de porter 50 grammes de plus. C'est une dépense, pour sur, mais totalement justifié. Pour avoir stocker la mienne dehors, et la voir frôler l'obsolescence, je conseillerais de la mettre à l'intérieur, loin de l'eau, la poussière, la boue et l'humidité. Seconde brosse à dent : Toujours surpris d'être le seul à trainer une brosser à dent juste pour le vélo. Ca permet de nettoyer souvent, facilement et efficacement chaine, cassette et pédalier. Ca ne prend pas de place, ne coute rien et en quelques minutes tous les quelques jours, j'ai un groupe tout propre. C'est d'autant plus nécessaire avec un groupe 1x12 je trouve. Ca s'encrasse vite, mais surtout ça se sent vraiment très brutalement dans le pédalage lorsque l'on passe trop de boue ou de poussière. Beaucoup plus que sur un groupe 3x9 comme j'avais auparavant. La petite musique du vélo :

On connait vite le bruit que fait son vélo, et donc on entend vite la moindre irrégularité. Comme si l'on changeait le refrain de notre chanson préféré, ça brule les oreilles. Pareil pour le vélo. Sauf que ça peut être tout un tas de choses, et que ça nécessite de s'arrêter rapidement. Et ce pour deux raisons : - Régler le problème avant qu'il s'aggrave. C'est peut être rien, mais ça peut aussi casser, briser des rayons, arracher des sangles. Tout interêt à régler le problème sans l'ignorer. - Gros risques en perspective. Ca peut aussi se caler dans la roue et vous faire voler au dessus.

Filtre à eau : Dense sujet que celui ci. Mais essentiel. A savoir qu'il y a plusieurs types, que certains filtrent et d'autres ne font que purifier. Mais surtout, quelle merveille de liberté que de pouvoir filtrer et boire de l'eau à peu prés n'importe où. C'est une dépense, mais au vu du prix des bouteilles d'eau, c'est vite amorti. Et c'est sans parler de l'impact écologique. Avoir un combo entre filtre et purificateur peut être bien aussi, comme dans la plupart des cas l'eau est suffisamment clair pour être purifié. Le steripen est parfait pour ça. Avec un filtre katadyn befree en plus vous êtes le roi ou la reine du monde. Plein de possibilités, plein de points de vue. En revanche, prenez un filtre, ça c'est une certitude.

 

Le back up. Banque et carte bancaire : Il est bon d'avoir des arrières solides, et ça ne nécessite pas des fortunes ou une organisation folle. Déjà, je conseille de prendre plusieurs cartes bancaires, dans plusieurs petites banques en ligne. Ca permet d'avoir des montants de retrait sans frais élevés, de pouvoir communiquer plus facilement qu'avec les banques françaises, d'en perdre ou d'en bloquer sans être catastrophé. De plus, certaines banques permettent d'ouvrir des comptes en de multiples devises en quelques secondes et sans frais. Sans carte bancaire en Indonésie, j'ai pu payer par virement bancaire avec mon compte Indonésien ouvert en quelques secondes. Suffit de changer l'argent directement sur l'application des euros à la monnaie voulue. Une petite révolution. J'utilise pour ma part Revolut et Wise. Carte sim : Les cartes sim internationales se font de plus en plus. Il est bon de pouvoir appeler lorsque nécessaire. Ce qui peut s'avérer être plus souvent que prévu. Et sinon bien vérifier que la carte sim avec laquelle vous partez à l'option internationale. Sans nécessairement l'utiliser, cela permet de recevoir de l'extérieur. Comme des codes de confirmations de banque ou d'applications. Très très utile, à ne pas négliger. Concernant celles que l'on peut acheter sur la route, l'offre est souvent la même dans les pays, mais la qualité de service et le prix différent grandement. A prendre en compte aussi la facilité d'accès au wifi. Parfois c'est simple et réccurent, donc un peu moins d'interet à avoir une carte sim locale. En revanche, pour les recherches, contacts, google satellite, réservations, communication, il est clair qu'il est vraiment profitable d'avoir une carte sim locale, d'autant plus si elle est peu onéreuse. Skype : Au cas où vous ne pouvez pas utiliser de carte sim locale ou international, il est bon d'avoir en back up un compte skype ouvert et prêt à l'emploi avec quelques dizaines d'euros dessus. Ca peut très bien ne jamais servir. Mais ça peut aussi vous sortir de certaines situations où les problèmes ne sont réglables que par téléphone. Sort your shit out : Avant de partir, faire en sorte que tout soit réglé. Qu'il n'y ai pas à rentrer pour rendre, récupérer, signer, déposer ci ou ça. Ca parait idiot, mais j'étais bien content d'avoir une amie dévoué sur Grenoble lorsque qu'au milieu de la Zambie je n'avais plus que quelques jours pour récupérer mes affaires chez qui elles étaient stockés.

Finance : On dit souvent que l'on dépense peu lorsque l'on voyage à vélo. Ce qui peut être vrai, ou pas. Mais au delà de votre train de vie et des dépenses qui vont donc avec, parfois les choses ne se déroulent pas comme prévu. Et avoir de quoi acheter un autre billet d'avion de dernière minute, un second visa, réparer l'appareil photo ou le vélo peut être nécessaire. Les couts fixes sont souvent peu élevés, mais à la fin du compte, les extras imprévus font eux vite monter l'addition.

Documents : Je recommanderais d'avoir les documents scannés et proprement rangés dans plusieurs endroits. Sur la boite email, une clé usb et même caché dans le téléphone avec des applications spéciales. Avoir une petite pochette avec les documents papiers et un document récapitulatif des mots de passe, identifiant et autres milliard de numéros est aussi extrêmement utile. Le passeport : Soyez bien au fait de ce que votre passeport est en mesure d'offrir. Bien se tenir au courant des changements de conditions de visa, entrée et sortie. Ne pas se fier à un groupe qui peut avoir des conditions bien différentes selon les visas. Toujours bien mesurer ce que cela signifie lors des transits, self check in, extension, visa en ligne ou visa à la frontière. Ca parait évident, mais croyez moi, ça arrive plus vite que prévu.

Kit de réparation : Au delà du kit de réparation classique pour le vélo, il est bon d'avoir aussi de quoi réparer la tente (moustiquaire, toile, arceau), le matelas ou même les sacs étanches. Avec certains patchs de réparation on peut couvrir pas mal de situations. Ca ne prend pas de place, ne pèse pas, mais ça peut sauver une situation. Eprouver et approuver : Ne pas partir avec du matos neuf que l'on ne connait pas. Comme un réchaud à essence que l'on a jamais essayer d'allumer, une selle neuve qui ne nous convient finalement pas... L'ultralight : Ne pas penser que c'est pour tout le monde parce que c'est cool en photos ou sur le vélo des autres. C'est cher, ça dure bien souvent moins longtemps, et oui, ça demande une attention toute particulière.

Strap alu :

Une des parties du strap qui pète parfois, c’est l’attache en plastique. Une version alu existe, que je conseille grandement. Parfois regarder au gramme près peut couter cher.

 

Divers et variés. Où et comment trouver des gens : Divers raisons pour lesquels on voudrait trouver des gens à rencontrer, avec qui pédaler. En vrac : les groupes de cyclistes sur what's app, les groupes facebook, les petits appels lancés sur instagram. C'est aussi beaucoup plus simple lorsque l'on roule dans des endroits fréquentés assidument par les touristes à vélo. Ou alors plus simple, laisser la route nous apporter de la compagnie. Encore faut il être patient parfois. Comment commencer : Il n'est pas nécessaire d'être un grand sportif pour parvenir à voyager à vélo. Il faut surtout être indulgent envers soi même, se donner du temps et les moyens de progresser. Commencer par des sections plates, et des petites distances. Laisser les jambes et la tête s'habituer et être prêt à pousser plus loin. Se laisser du temps donc, et ne pas trop planifier pour éviter les déceptions. Maintenir les attentes suffisamment basses pour ne pas se décourager. Tout le monde peut le faire, qui que nous sommes. Pour certains ça prendra peut être plus de temps pour s'acclimater. Mais l'idée du voyage à vélo est là aussi, prendre le temps qu'il faut et que l'on veut pour arriver là où on le désire. Apprendre à être fier des petits pas que l'on fait.

Carte et courage : Sur des grands trajets, des grandes traversées, ne pas se laisser décourager par l'échelle des cartes. Il est bon de diviser les cartes en plus petites sections, en semaine par exemple, pour se voir et se sentir progresser dans l'espace. On ne peut pas regarder la carte des Amériques lorsque l'on vient seulement de quitter Deadhorse, c'est trop grand, trop fou pour que l'on puisse encore trouver de la motivation à avancer. Petit à petit, même sur la carte.

Facilité à camper et sentiment de sécurité : Il est difficile de donner des règles précises pour le camping pour plusieurs raisons. Et je pense que c'est le moment où les gens se sentent le plus vulnérable. Avec le temps qui passe, l'expérience qui s'accumule, on a tendance à voir la confiance grandir. C'est plus simple alors de s'abandonner à des situations et des endroits qui nous auraient repoussés au début. Se donner le temps au début d'appréhender le camping sauvage, les bruits, la confiance que l'on donne au monde qui nous entoure. Suivre ses propres règles et obéir à son instinct.

Camper, c'est trouver un endroit pour dormir. Donc la nuit, le noir, l'obscurité. C'est un nouveau monde à dompter. D'autant plus que chaque jour c'est un décor différent. Il n'y a pas de honte à ne pas faire de camping sauvage. Et se laisser le temps de se sentir à l'aise. Adaptation : Le maitre mot. Il faut constamment s'adapter. Et c'est d'autant plus le cas lorsque l'on sort de son pays, de ses repères. Ne pas hésiter à s'assoir et observer le monde qui nous entoure, essayer de trouver les codes, les habitudes. Quelques mots dans la langue, le sourire permanent. Toujours prêt à rebondir, à voir plus loin que l'immédiateté d'une situation. Accepter aussi de ne pas comprendre, de rester en surface des choses.


Vers l'infini et l'au delà : Autant que faire se peu, éviter les restrictions de temps. Ca évite de regarder sa montre ou le calendrier, de se presser ou de se sentir pressé. De plus, il faut un petit temps d'adaptation pour se sentir bien physiquement, pour s'abandonner au vagabondage et ses bienfaits psychologiques. Sans date de retour ? C'est encore mieux. Et sinon, le plus longuement possible. L'argent : On peut vivre aisément avec peu. Rester en Europe et éviter les frais de transport et de visas par exemple. Il ne faut pas être riche pour voyager longtemps, il faut juste se restreindre quelque peu parfois, et trouver le bonheur ailleurs que dans les plaisirs liés à l'achat. C'est bien de partir avec du matériel solide que l'on n'aura pas besoin de changer ou de réparer sur la route. On peut aussi essayer d'échanger un peu de son travail et ses compétences pour le gite et le couvert. Ce qui fonctionne bien aussi, et pour moi en premier lieu, c'est de tracer un itinéraire selon les possibilités de visa de travail pour allier l'utile à l'agréable. Mais l'argent c'est comme le physique, pas besoin de beaucoup, on s'adapte.

Et ensuite, disons qu'il suffit d'être malin pour profiter au maximum sans avoir à tout payer. Un lodge avec piscine dans le désert de Namib, il y a des chances pour que les chambres soient trop couteuses. Mais avec une consommation l'après midi on peut profiter des services du lieu sans être inquiété. C'est ça aussi être un vagabond moderne, épouser le système sans offusquer qui que ce soit. On a rien sans demander : Ne pas hésiter à demander, pour quoi que ce soit. Si vous êtes bloqué et qu'il vous faut un partage de connexion, un trajet en camion, un peu d'eau ou un endroit safe pour dormir, ne pas hésiter à demander. Dans le pire des cas, on vous dit non. Et dans le reste des cas, les étoiles s'alignent pour débloquer votre situation. Les gens sont souvent enclins à aider. Simplement, il leur faut parfois un peu d'élan pour le faire. De plus, vos besoins ne sont écrit nul part, personne ne peut deviner, alors allez y, demandez. Ca évite de se retrouver dans des situations inutilement stressantes alors que ça peut être réglé en un coup de pouce. L'eau : Ce qui me renvoi au sujet de l'eau. Parfois, on a pas nécessairement envie de boire l'eau des grandes villes, d'acheter des bouteilles ou plus prosaïquement, la flemme de filtrer. Ne pas hésiter à demander aux gens, restaurants, magasins, stations essence. En Asie du sud est, presque tout le monde à une bombone d'eau avec un robinet, on vous refusera rarement de remplir une bouteille. En Thaïlande, faites attention aux machines qui vendent de l'eau filtrer dans la rue. Ca ne coute que quelques centimes pour une paire de litres Sortez de ce que vous pensez connaitre : Vous êtes bloqués et ne trouver nul part où dormir ? Ne restez pas sur les appréhensions d'une vie en France. poste de police, hôpitaux, station essence, église, temples, mosquées, restaurants, cafés. Autant d'endroits avec de l'espace pour venir y planter la tente.

Ca serait peut être peine perdu chez vous, mais vous en êtes loin, et vous êtes un touriste. Alors allez y, lancez vous, demandez. La plupart du temps, on s'en sort bien. Parfois avec toutes les petites attentions pour le pèlerin. C'est surprenant, ca fait du bien à vivre et ça ouvre tout un monde de possibilité. La permission : Ne jamais oublier cependant que si c'est possible, ca nécessite l'aval des parties concernés. Alors on se présente, on présente la situation et on fait les choses dans les régles de l'art. Parce que quand bien même vous passeriez sans trop de casse, il ne faut pas oublier ceux qui viennent derrière.

L'ambassadeur : Car oui, nous sommes les ambassadeurs de tout un tas de choses, de bien plus qu'un nom sur un passeport. Nous représentons potentiellement un pays, un continent, une couleur de peau, une allure, les touristes, les cyclistes, les européens, les tatoués, les filles, les garçons. Ne jamais oublier que le bien que l'on fait sur la route profitera à ceux qui viendront ensuite et à qui on accordera confiance plus facilement et plus sereinement. La notion de confort : Un voyage et la manière dont on le vit peut tenir à peu de choses. Ne pas tomber dans la paranoïa du minimalisme avant de partir. S'offrir tout le confort que l'on souhaite au début et qui nous fait nous sentir heureux et en sécurité est une bonne chose. On peut toujours revendre, donner ou renvoyer l'excédant par la suite ! Quelques mots de langage : Sans avoir l'ambition de parler toutes les langues de la planète, quelques mots suffisent à briser la glace, à montrer respect et interêt. Ca vaut le coup de prendre quelques minutes pour apprendre les mots de base ! Le rapport au corps : Prendre un peu de temps pour observer et étudier le monde qui vous entoure. Il dit surement beaucoup du rapport que les gens du coin ont au corps. Ainsi découlera notre comportement en tant que touristes. Ne pas prendre de douche nue si l'on peut se faire surprendre, ne pas enlever son tee shirt n'importe où même s'il faut chaud. Ca peut être aussi une plage où absolument aucune femme n'est en bikini. Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas le faire, mais il est bon de prendre acte de ce qu'il se passe autour de vous et de vous faire votre propre idée.

Les chiens : Je crois que je pourrais écrire un petit guide là dessus. Bon déjà, si il y a bien une seule chose qui me faisait peur avant de m'élancer à vélo, c'était les chiens. Et surtout traverser la Turquie. Ca me fait rire de repenser maintenant à la trouille que ca me filait. Ce n'est pas qu'en Turquie cependant, et ce n'est pas si catastrophique. Très souvent ils aboient de loin, ceux là sont les moins dangereux. Ceux qui se taisent et agissent rapidement, silencieusement et sournoisement sont les plus dangereux.

Je dirais qu'il faut toujours garder un oeil quoi qu'il arrive. Etre attentif à son environnement c'est aussi être attentif aux chiens. Il y a une paire de gestes qui fait fuir 99% d'entre eux : crier un bon coup, brandir sa gourde et jeter un peu d'eau par exemple. Sinon, je m'arrête souvent brutalement et fait semblant de ramasser quelque chose. Un geste que la strict majeur partie des chiens comprennent immédiatement. Faites semblant de ramasser des cailloux, ou pas, et de les lancer. Parfois il faut plusieurs essais lorsqu'ils reviennent à la charge mais avec un bon cri rauque et un jeter de caillou fictif, ou pas, j'ai réussi à garder mollet et vélo hors de portée. Pour le moment. Ps : je crois que hurler dessus a exorcisé le mal dès le début. Pauvres chiens, j'en suis presque désolé. Laisser pisser : Petit conseil d'un petit nerveux : apprendre à laisser pisser. Il y a des choses qui me rendent fou assez rapidement et que je tolère difficilement, mais j'essaie de laisser les choses passer sans esclandres. On ne gagne rien à hausser le ton ou a devenir agressif. Il vaut mieux parfois mettre sa fierté de côté et accepter un "fuck you" ou un doigt d'honneur de bord de route, de payer un peu plus pour un avocat ou une nuit d'hotel. Et si ça parait évident pour vous, ça ne l'est pas forcément pour moi. L'ennui : Ne pas se leurrer. C'est chouette de voyager à vélo, pour sur. Mais ce que les gens veulent bien partager et transmettre ne représente qu'une partie de ce que la réalité représente. Alors oui, parfois on s'ennui. C'est répétitif, pas très beau, pas trés intéressant, déjà vu. Mais ce n'est qu'une étape éphèmere. Un lien moins intéressant qui relie deux endroits chouettes. Une période plate qui viendront relier deux êtres charmants et accueillants. Patience, et surtout, pas trop d'attente. La magie réside ici surtout dans l'art de l'impromptu. Tout vient à point. Podcasts : Rien de tel pour tromper les longues journées sur la route : écouter des podcasts. Plein plein de choix, mais pour ceux qui veulent garder une oreille sur le monde, France culture et radio France plus généralement offre un choix de grande qualité. Le plus simple est de télécharger une application de podcast pour recevoir les nouveautés chaque jour.

Prix tout compris :

Ce que j’appelle le prix tout compris, c’est le coût total d’une opération, une fois toutes les dépenses annexes prises en compte.

Par exemple, prendre un hotel 3 euros moins cher un peu plus loin du centre et avoir à payer 3 euros de transport en commun pour rejoindre le centre, ça revient au même. Et ca marche comme ça avec tout. Pas le temps de niaiser :

Prendre le temps de faire les choses tout de suite. De visiter, de prendre en photo, de ramasser, d’acheter. On remet souvent à un peu plus tard. Mais souvent on oublie, ou on ne retrouve plus, on perd, ça disparait. L'anglais tout puissant:

L’anglais c’est cool, mais dans les pays qui ont une forte culture, il est souvent de peu d’intêret dès lors que l’on sort des grandes villes et des centres touristiques. Ne pas s’attendre à toujours tout régler avec l’anglais.

 

Logistique : Un monde complexe :

J’ai peur de paraitre vieux en disant ça, mais il y a pour sur eu des changements depuis que je voyage.

Le monde est devenu étrangement compliqué. Il faut sans cesse avoir son téléphone sur soi, tout un tas d’applications, scanner des trucs, envoyer des machins. Bref, ça devient un peu moins marrant parfois.

Les situations deviennent Ubuesque parfois.


Et c’est sans parlé du monde bancaire, avec lequel je bataille sans cesse pour ne pas que mon compte soit bloqué régulièrement.

Les numéros de téléphone changent, les formulaires de contacts, les mots de passes, les identifiants. Bref, c’est une nouvelle ère.

Les hotels et les étoiles : Lorsque j'ai un service à demander, je vise des hotels au minimum milieu de gamme. Que ce soit pour garder vélo, bagages, ou même avoir une adresse pour envoyer un colis, je me tourne rarement vers les moins cher. Les hotels avec un certains standings auront en devoir de vous rendre service et rarement vous refuseront de garder votre vélo. Et qui plus est, il sera bien plus en sécurité qu'ailleurs. Ces établissements ont une réputation, une idée de l'hospitalité et le sens du retour. Alors en échange d'un bon commentaire sur google, on peut souvent demander quelques services aux managers.


Voler avec le vélo : Finalement, rien de plus simple. Enfin, c'est toujours un peu stressant, mais une fois qu'on décortique le processus, c'est assez facile. Déjà, la plupart des compagnies aériennes proposent d'embarquer le vélo comme un bagage normal. Donc tant que vous restez dans le poids indiqué sur votre réservation, le vélo compte comme une valise ! Il faut bien vérifier la politique de chaque compagnie cependant. Et une par une si vous prenez des vols qui utilisent plusieurs compagnies pour arriver à destination. Donc, tant que la compagnie accepte les vélos, débrouillez vous pour avoir assez de kilos et le problème est réglé. Pour l'emballer, il suffit de dégonfler et démonter les pneus, démonter les pédales et le cintre. Vous aurez surement à enlever les portes bagages si le carton est trop petit. Pour ma part, je met toujours le vélo à l'envers, sur la selle, ainsi les parties sensibles ne touchent pas le sol (fourche, pédalier, dérailleur). Ensuite j'emballe toutes ces pièces dans de la mousse pour que ça ne vienne pas toucher si le carton est mis à l'envers. Tout ce qui est démonté (vis, pédale, chaine...) va dans une petite boite bien emballé avec le multi tool. Ca permet de ne rien perdre déjà, et de ne pas passer une heure à chercher son tool pour le remonter arrivée de l'autre côté. Je conseillerais fortement d'avoir des pédales qui se vissent et dévissent de l'intérieur par une clé 6 pans, et non pas uniquement avec une clé plate. Ca évite d'avoir trop à emporter, et surtout de n'arriver pas à visser ou dévisser. Et ensuite c'est assez facile, laisser faire la compagnie en espérant que tout arrive entier et à bon port. Les vélos arrivent au comptoir des bagages oversize, donc n'attendez pas autour du tourniquet. Et parfois, à l'embarquement, vous aurez aussi à les déposer vous même au comptoir oversize. Ps : ne pas oublier la pompe pour tout regonfler une fois arrivé !


Train, bus , stop : Encore une fois, c'est un sujet dense et qui dépend de plein de choses. En l'occurence, du pays dans lequel vous vous trouvez, de la personne sur laquelle vous tombez, de la gare de bus/train elle même.

Je ne sais même pas par où commencer, mais je vais essayer de faire une liste de choses qui influent et qu'il faut prendre en compte : - Eviter les petites gares de train et bus, les bus et rains ne font souvent qu'un arrêt rapide. Soit vous n'aurez aucune chance de glisser votre vélo et vos bagages à temps, soit ça sera fait trop rapidement et peu sur. On peut perdre beaucoup dans la précipitation en essayant de gagner quelques heures. - Trouver la bonne personne. Ce n'est pas parce que l'on vous dit "no bike no bike no bike" que ce n'est pas possible. Il suffit souvent de trouver la bonne personne. - S'y prendre largement à l'avance. Rien de pire qu'un bus qui part en 2 minutes après avoir jeté le vélo sur le toit sans l'attacher en vous disant que tout va bien. S'y prendre à l'avance c'est comparer les choix, les prix, les offres. Aussi, être sur qu'il y a du cordage pour attacher les vélos.

- Faire du stop peut valoir le coup. Un vélo dans un camion ou à l'arrière d'une jeep c'est vite fait. Et les gens sont souvent heureux d'aider. - Ne pas être trop regardant sur les prix. Avec un vélo, c'est pas la même histoire qu'avec un sac à dos, et les gens le savent.

- Tout est toujours possible. Ne pas avoir peur de dépenser plus, de refuser de prendre le non pour un non. - Pour les bus, c'est facile de laisser les hostels réserver pour nous. Pour un peu plus cher que prévu, on laisse les autres gérer pour nous. Les grandes villes : Entrer et sortir des grandes villes peut faire peur. Mais plusieurs petites choses peuvent être appliquer pour rendre le processus plus agréable. J'essaie toujours de repérer les grandes artères, de sorte à avoir le moins de Zigzag possible et pouvoir retenir facilement la route à coup de grandes artères perpendiculaires. Le plus possible en ligne droite.

Ensuite, dans les grosses villes de pays musulmans, les vendredis sont souvent beaucoup plus calme. Jour de prière collective, c'est peut être le jour le plus intéressant pour entrer ou sortir. Tôt le matin semble être aussi bien plus judicieux. Moins de traffic, moins de bruit, moins de stress. Et si l'on ne veut pas rouler du tout, on peut souvent prendre un train pour se rendre dans la banlieue. Ou d'ailleurs, une autre technique consiste à résider dans la banlieue pour n'avoir ni à y entre ni à en sortir à bicyclette !

Pour rouler dans les grandes villes ou dans les endroits vraiment chargé, je fais la technique du tout schuss, comme au ski. Je vais tout droit, je suis ma ligne.

Les gens ayant grandi et vivant dans ce bordel urbain, ils savent conduire. Et les choses se passent étrangement efficacement et calmement. S’abandonner, rouler, et leur faire confiance. Toujours un coin de libre : Ne pas vouloir trop coller au minimalisme ambiant et allouer un peu d'espace. C'est d'autant plus vrai pour les voyages plus long et plus lointain. Pouvoir trainer quelques souvenirs, accepter quelques fruits et aussi transporter des légumes frais et de l'eau en plus pour rester plus longtemps à un endroit. Ne pas avoir toutes les sacoches de pleine dès le départ !


Incompréhension générale : Pour les pays où l'anglais n'est pas une évidence et où vous ne parlez pas la langue locale, il est toujours bon d'aller au delà des signes, mimiques et autres techniques. Si vous être végétarien, un petit panneau avec des indications claires peut aider à se faire comprendre partout !

Ce que j'ai pu faire aussi, c'est un dossier dans le téléphone avec des photos de pain, oeuf et autre petits trucs basiques que l'on peut chercher des heures sans trouver si l'on a pas les bons mots et si l'on ne sait pas où chercher ! La mécanique : J'ai très souvent entendu des gens qui se sont retrouvés dans des situations marrantes puisqu'ils n'avaient aucune idée de comment réparer une crevaison. Franchement, ça ne coute pas grand chose de passer 30 minutes à la maison pour essayer de bricoler ça au calme et sans pression. Ca plus quelques petits autres gestes. On en devient que plus autonome et plus détendu. Et puis ca aide au quotidien à la maison aussi pour ceux qui pédale ne serait ce que pour aller bosser. Et puis on peut aider les autres.

Carton à vélo : Pour voler avec votre vélo, si vous trouver un gros carton de télévision, c'est bien plus profitable qu'un carton de vélo. Pour des raisons qui m'échappent, les individus ont bien plus de respect pour une télévision que pour un vélo, et les chances que le carton arrivent intact sont bien plus élevés ! Kona fait des cartons avec une télé dessus ! Ou sinon on peut en dessiner une, l'écrire ou mettre des autocollants. Carton intact presque garanti ! Pour dégotter un carton, n'hésitez pas à envoyer quelques mails ou messages au shop en avance. Sinon presque tous les shops en ont quelques uns en reserve. Parfois on paie, parfois pas. Parfois c'est bon marché, parfois c'est vraiment cher. Warmshower : Le réseau warmshower est un réseau d'hébérgement uniquement pour cyclistes, n'hésitez pas à jeter un oeil autour de vous. C'est souvent un vrai bon moment.

Assurance : Avoir une assurance peut rassurer, et est de toute façon utile en cas de problème. En revanche, faites bien attention à ce qu'elle soit évidente. Dans beaucoup de pays, la réalité est brutale. Sans assurance, on ne vous transporte nul part. On vous laisse mourir. C'est aussi simple que ça. Donc si vous êtes seul, faites en sorte que ça soit plus ou moins évident. GPS : Multipliez vos chances et vos perspectives en ayant divers applications GPS. Elles ont souvent des emplois différents, et souvent gratuites, alors autant ne pas s'en priver. Certaines en Australie ou NZ sont de vraies mines d'informations. Visa : Toujours penser à laisser un peu de temps en plus pour que les visas arrivent. Ca arrive parfois d'attendre quelques jours à la frontière parce que l'on pensait que ça arriverait plus vite. Frustrant. US dollars : Toujours bon d'avoir du cash en cas de problème avec les cartes bancaires. Mais surtout, toujours bon d'avoir des dollars US, parfois même les euros ne sont pas acceptés. Rouler en groupe : On roule parfois en groupe, parfois seul. Et les groupes peuvent être des groupes organisés de copains, ou de rencontres spontanées. Quels qu'ils soient, m'est avis qu'il est bon de clarifier les choses dès le début. A savoir ce que chacun attend du groupe, du niveau d'indépendances de chacun... On peut cuisiner ensemble ou pas, rouler ensemble dans la journée ou pas, avoir une route similaire ou pas. Mais pour éviter les désagréments de bord de route sous un soleil de plomb, il est bon de mettre tout ça à plat dés le début. Prendre les numéros :

Je ne voyais pas l’interêt, et maintenant je prends tous les numéros et les contacts que l’on me donne. Ca sert toujours, plus tard lorsque l’on passe vers chez ces gens là, où en cas de problème, de nécessité de traduction. Ca prend peu de temps, ça ne coute rien et ça peut sortir d’un mauvais pas. Les contacts locaux même pour un futur lointain, sont toujours bon.


Screenshot et photos :

Ne parier pas sur votre mémoire, prenez des captures d’écran de vos recherches, des cartes, des lieux. Des photos des enseignes, ou des choses que vous pourriez à avoir à décrire plus tard. Facile, rapide et efficace, ça peut toujours servir, car on oublie vite dans un monde où l’on est constamment stimulé.

 

Voila, c'est tout pour le moment. Ce petit guide a vocation à être bousculé, améliorer, donc si vous avez des questions ou des réactions, n'hésitez pas. Et si ça vous a été d'une quelconque utilité, ceci ou le reste, il y a un petit bouton donation dans la section à propos pour m'aider à continuer à partager et rouler.

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