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  • Photo du rédacteurClotaire Mandel

Matos et bikepacking : du changement !

Intro Comme à chaque fois que je m'arrête quelque part, que j'ai l'occasion de gagner un peu d'argent et d'accéder facilement à du matos, je soigne, je change, je répare, je perfectionne.

bikepacking gear

- Canon 5D MKII Le grand retour du Canon 5D MKII. Honnêtement, j’ai eu entre les mains quelques appareils ces dernières années, et vraiment, je n’ai rien trouvé qui fut aussi facile à utiliser, aussi peu cher, et surtout, qui fait de si douces photos. L'obturateur de mon précieux 5D avait lâché lorsque j'étais au Népal. Il m'avait suivi dans un nombre conséquent de pays, et je l'ai toujours trouvé impressionnant de fiabilité. Pour certaines raisons, je suis passé au 6D en espérant trouver mieux, un poil plus technique. Mais ça n'a jamais été le grand amour.

Donc, je laisse le 6D de côté, auquel je n’ai jamais pu m’habituer. Je trouve les noirs sont trop prononcés, les photos naturellement sous exposées, les contrastes trop marqués. Je n'aime pas les photos que le 6D prend, et je ressens ça avec quelques autres appareils. Il manque la clarté, l'éclat des couleurs, la gestion fantastique en priorité ouverture. En fait, je n'ai jamais pu lui faire confiance à ce boitier. Bref, ce 5D date de 2008, et c’est une merveille. Très très très heureux de photographier de nouveau avec. Reste plus qu’à repenser les objectifs.

canon 5D MK II

- Canon 70-200mm

J'ai beaucoup dit ces derniers temps "Je peux pas, je suis trop loin". Et je crois que j'en ressens une grande frustration. C'était d'autant plus notable ces derniers mois avec une vie sauvage foisonnante, et qu'il était difficile d'approcher. Donc une fois arrivé à Victoria, une des premières choses que j'ai pensé acquérir, c'est une zoom.

Je trouve ça dommage d'aimer prendre des photos, d'avoir un monde magnifique à prendre en photo, et de se mettre une barrière pour quelques centaines d'euros. Donc j'ai acheté cette petite merveille. Un peu moins d'un kilo, e qui n'est pas énorme pour un tel objectif, mais c'est clair que je ne repartirais pas plus léger l'automne prochain. En revanche, j'aurais beaucoup plus de marge photographique, pour les ours, les oiseaux, les montagnes. Bref, un bon achat. - Sacoches Arkel Gros débat avec moi même à savoir si je changeais le système de portage à l'arrière pour quelque chose de plus volumineux et polyvalent, à savoir troquer la sacoche de selle pour un porte bagage et une paire de sacoches. Les sacoches sans attaches plastiques, légères et étanches, qui sont assez à la mode en ce moment, coûtent vraiment chers.

arkel panniers bikepacking gear

Arkel est une marque canadienne, qui produit des petites sacoches étanches légères et avec un système de fixation parfait. Le prix est aussi autrement plus raisonnable que bien d'autres marques. Ce qui me faisait pencher pour cette option. Puis j'ai trouvé ces sacoches d'occasion, pour 40$ Canadien, alors je les ai prise pour la vie de tous les jours ici, et vu que je vais porter plus de matériel photo, et vais au devant d'endroits désertiques, je me dis que ça peut être une très bonne option ! Pouvoir porter plus d'eau et de nourriture, plus varié et plus facilement surtout.


- Poêle C'est toujours un grand débat : poêle ou pas poêle. J'ai pour ma part la Alpha pan de chez Sea to summit, et elle pèse 250 grammes. Pour avoir essayer un peu plus léger, en titane, ce n'est clairement pas aussi efficace. La nourriture accroche, et pour le gain de poids, c'est un manque d'efficacité qui ne donne plus envie de l'utiliser.

sea to summit alpha pan

En un sens, c'est plus lourd de porter un objet que l'on utilise pas du tout, que la version plus lourde mais que l'on utilise souvent, si pas chaque jour. Donc oui, je me suis mis à l'utiliser chaque jour. Ça agrandit les possibilités de cuisiner, mais même sans grand talent, c'est parfait pour faire sauter quelques poivrons ou faire des pancakes.

sea to summit alpha pan


- Selle Italia

Après avoir voulu changer ma Brooks B17, je me suis retrouvé avec la C17 cambium. Une horreur. Douleur, inconfort. Une catastrophe. Et il se trouve qu'on m'a offert une selle italia en échange, la Italia max SLR TI 316. Elle pèse moins de 300 grammes, et à première vue, ça paraissait un peu optimiste. Déjà s'élancer en Alaska avec une toute nouvelle selle, qui plus est une ayant plus l'allure d'une selle de vélo de route. Mais finalement, l'amour aux premiers kilomètres.

Après environ 8000km, je n'ai absolument rien de négatif à dire. J'avais envie de partager mon expérience car la selle est un objet vraiment difficile à choisir, puisque difficile à apprécier. Un objet qui nécessite des heures dessus, et qui est trop onéreux pour se tromper de selle toute les semaines. Pour la moitié du poids d'une Brooks B17, à un prix un peu plus élevé mais aussi sans cuir animal, c'est à étudier. En tout cas je l'ai vraiment aimé dès les premiers kilomètres, ce qui peut prendre beaucoup plus de temps avec une selle en cuir.

De plus, j'ai peur que la qualité des brooks ait un peu baissé. L'idée que l'on se fait des vieilles selles brooks relève peut être du passé. J'ai croisé pas mal de gens qui ont cassé la structure de la selle, la rendant parfaitement inutile. Cette Italia n'a même pas 10 000km, mais n'a pas bougé d'un poil. Affaire à suivre ! - Déshydrateur Admettons que ce n'est pas très pratique sur le vélo, mais pour ceux qui vivent de manière sédentaire quelque part, ou qui compte s'arrêter quelques mois quelque part, trouver un déshydrateur n'est pas une mauvaise idée. J'ai acheté le mien d'occasion pour 25 euros. Si vous êtes sédentaire, c'est une bonne manière de conserver des aliments sur le point d'être jetés. Une bonne manière de récupérer des aliments en promo ou jetés pour les déshydrater et les consommer plus tard.

C'est facile aussi de cuisiner un peu plus de certains plats que vous comptez manger un soir, et en déshydrater une partie pour vos sorties du week-end. La réalité des plats déshydratés, c'est qu'ils sont chers, pas suffisants et pas toujours qualitatifs. Faites vous un bon risotto ou un dahl, déshydratez une portion et faites vous plaisir au campement. Pour les gens qui s'arrêtent parfois quelques semaines ou mois comme moi même, il faut faire un calcul. Au vu du prix d'un déshydrateur de base (probablement entre 0 et 50 euros) et du prix et la qualité des produits que l'on trouve dans certains coins, il est bon d'y réfléchir.

Pour l'Alaska, Canada ou encore l'Australie, avec des petits zips de graines, légumes, fruits ou plats cuisinés permet de mieux manger, et parfois moins cher même avec l'achat d'un déshydrateur. Si vous n'êtes vraiment que de passage, vous pouvez toujours déshydrater quelques petits plats ou fruits si vous restez quelques jours chez un hôte qui en dispose. En l'occurrence, au cours de ma petite pause au Canada, je travaille dans une épicerie bio par laquelle je récupère beaucoup de nourriture, et je me fais donc un stock de nourriture déshydratée à très bas coût pour quand je reprends la route. En plus de mieux manger, j'y gagnerais aussi au vu du prix des produits. PS : ça peut s'emprunter, ou s'acheter d'occasion, plutôt que d'acheter neuf. - Pneus G-one J'ai reçu beaucoup de questions ces derniers temps à propos des pneus, tout comme j'en ai posé avant. C'est probablement les pneus qui intriguent le plus ! J'en avais trouvé une paire à très bon prix en Australie et avait donc décidé de passer sur les G-one, sans trop réfléchir. Il était temps de changer après environ 9000km, et j'ai eu quelques déboires et quelques crevaisons. J'en suis satisfait puisqu'ils collaient à ce que je voulais en faire. A savoir, pas mal d'asphalte en Corée, Taiwan, Canada et Asie du Sud-est. Puis de la gravel pas trop mauvaise en Alaska. Dans les faits, sauf s'il pleut et si la caillasse est trop grosse, le pneu tient la route. C'est difficile de trouver un pneu qui convient à tous les terrains que le voyage longue durée impose, il faut donc faire des compromis.

schwalbe g-one tyre bikepacking

Le fait que je ne les ai pas payé cher a pesé dans la balance, mais dans les faits, on les voit de plus en plus sur le terrain, et j'avais de toute façon envie d'essayer. La bande de roulement est très roulante, donc c'est parfait si vous savez que ca sera une belle piste ou de l'asphalte, sinon le pneu chasse beaucoup en montée, ce qui a tendance à l'user encore plus vite. C'est un pneu relativement fin, donc plus prompt à crever. J'avoue que j'ai quand même dépensé en préventif ces derniers temps ! Mais d'un autre côté, bien gonflé, vous roulez vite sur l'asphalte. Bien plus vite qu'avec des pneus plus typés VTT. 9000km sur un pneu tubeless c'est pas mal.

schwalbe g-one bikepacking tyre

Mais il était temps de les changer. Si j'avais à rouler dans de telles conditions à nouveau, reprendre le même pneu ne me chagrinerait pas. Je n'ai pas eu à m'en plaindre, et n'ai pas eu à le regretter. Seul truc, j'ai trouvé le pneu vraiment très rigide, et j'ai vraiment vraiment galéré à le remettre dans la jante lorsque j'ai eu à tout démonter sous le soleil du cercle polaire. Si vous vous posez la question, demandez-vous quel terrain vous risquez de rencontrer dans les mois qui suivent. Si c'est trop mouillé/montagneux, ce n'est peut être pas un choix idéal. D'autant plus qu'à 850g, ils ne sont pas nécessairement plus légers que des pneus à la bande de roulement plus agressive. Pour infos : je change pour une paire de Bontrager chupacabra, en 2.8 aussi. Je voulais reprendre des WTB ranger mais c'est presque impossible d'en trouver. J'ai donc trouvé cette paire de pneus neufs à 20$ la paire, et ils ont le même profil que les WTB, donc c'est monté, affaire à suivre !


bontrager chupacabra bikepacking tyre

 

Nop ! Parce que certains trucs ne valent pas le détour non plus. - Outil tubeless Lezyne classic Parfaitement inutile. N'achetez pas ça, ça ne fonctionne pas, c'est aussi simple que ça.


- REI half dome+ D'abord plaisamment surpris par le prix (en promo), l'espace à l'intérieur et le poids, j'ai finalement un peu déchanté. Déjà, je trouve le système de tension de la toile extérieur vraiment mauvais. C'est difficile d'avoir les côtés bien tendu, et que ça protège efficacement la toile intérieure. On se demande quand même, souvent d'ailleurs, qui design ce genre de trucs. Et ensuite, après quelques mois, l'imperméabilité a disparu.

REI half dome ten bikepacking gear

Ce qui est assez problématique au début de l'automne au Canada. Assez déçu donc. Pour deux c'est la taille idéale je pense. En revanche ce n'est pas la plus légère, pas la moins chère et finalement pas la plus intéressante techniquement. Je comprends que l'imperméabilité se perde, mais après si peu de temps c'est problématique. Ca demande une toute autre organisation que de devoir se protéger de la pluie au milieu de nul part. Alors non, pas convaincu. Il vaut mieux parfois mettre un peu plus cher, ou tout au moins être vraiment certains de ce que l'on achète.



 

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