• Clotaire Mandel

Inde, la plaine et les gens : petit guide pratique.

Introduction :

J'avais commencé par écrire une longue histoire par chapitres, par état traversé, ce qui s'est avéré être sévèrement ennuyeux. A la place, je vais faire une liste de conseil qui tourneront surement en récit métaphorique. L'Inde donc. Un peu d’appréhension dans un premier temps. J’étais déjà venu deux fois dans le pays, et je savais que ça peut vite être éprouvant. Alors à vélo, sur les routes, tout restait à découvrir.

J’avais aussi lu ailleurs cependant que les cyclistes se sentaient relativement en sécurité sur les routes, parfois plus que dans beaucoup de pays, pour divers raisons.

Donc voila, après deux chapitres spéciaux sur le Ladakh et la vallée de la spiti, voici le reste de l’Inde que nous avons vu et parcouru.

Plus qu’un récit, c’est ici une petite liste de notes et conseils qu’il me semble important de partager.


Rappel : Nous sommes passés par quelques états en redescendant de la vallée du Spiti, et ce jusqu'à la frontière Népalaise. Le temps jouait un peu contre nous et l'idée de tout rouler paraissait difficile. Il a fallu faire des choix, et donc couper la route avec trains et bus. On ne savait pas où ni quand ni comment. On a bricolé au fur et à mesure. Voici le résultat, voici la route que l'on a suivi et comment on l'a suivi.

 

Un nom, plein de pays : Bon, je vais enfoncer une porte ouverte, mais oui, l'Inde c'est grand. Donc ce que je dis ici, ne concerne que la maigre route que nous avons parcouru. Donc à prendre avec des gants, au regard de la route emprunté et d'une expérience qui m'est propre. Ceci dit, chaque région à ses langues, cultures et petits trucs bien à lui. Donc ne pas prendre tout ce qui est dit ici comme la vérité d'un pays entier.

Accueil : De manière générale, au regard de notre expérience, l'accueil était toujours chaleureux et curieux. Nous nous sommes senti toujours à l'aise, masse d'individus vous observant mis à part.

Ceux qui parlaient anglais accouraient pour nous aider. Ce qui est loin d'être le cas de tout le monde, donc dans une foule de gens, ceux qui parlent anglais ressortent vite du lot puisqu'ils tendent vite leur numéro en vous offrant de les appeler en cas de problèmes ou de besoin de traduction. II me semble qu'il y a un vrai respect au regard des cyclistes, et nous n'avons senti que nous gênions avec nos vélos et notre présence. Souvent, tout le monde se pliait en quatre pour nous aider, que ce soit dans les transports ou les directions ou les recherches divers et variés. Une question de beauté : C'est parfois un peu redondant, loin de l'extravagance des paysages du nord et des montagnes. Mais la beauté est ailleurs. Dans les détails, dans la vie qui déroule. Toujours être attentif, et apprendre à déceler la beauté dans la différence des quotidiens et des existences.

La foule :

Liée bien souvent à la densité de population d'un état, elle se forme aussi très rapidement au milieu de nul part. On s'est rendu compte qu'il suffisait qu'un curieux ose nous arrêtait pour que tout ceux qui passent s'arrête. La foule se forme très vite, mais je ne me suis jamais senti oppressé. Il y avait comme une espèce de distance naturelle bien agréable qui malgré le monde nous laissait respirer et bouger. Il y a souvent peu de gens qui parlent anglais dans ces moments là. Et c'est souvent une personne qui traduit ce que nous faisons et d'où nous venons au reste de la foule. Pour ce qui n'avait pas encore osé nous demander un selfie, il traduit souvent pour le reste de la troupe la question en suspend sur toutes les lèvres, acceptons nous les selfies.

C'est différent dans les lieux touristiques, ou les touristes locaux ont déjà un certains niveau de vie et donc d'éducation. Ils parlent souvent anglais et on se retrouve parfois avec une petite foule de gens nous questionnant sur tout un tas de choses. L'anglais courant débloquant les conversations, la curiosité n'est pas de la même nature. Mais globalement, on trouve vite une foule de gens autour de soi à vélo, sorti de nul part comme d'une ruelle bondée. Ça va vite, très vite. Mais pour être honnête, j'ai toujours trouvé les gens respectueux et ne me suis jamais senti en danger, ni pour moi ni pour mes possessions. La curiosité : Beaucoup de curiosité, mais je l'ai trouvé vraiment saine la strict majeur partie du temps. Une curiosité qui se traduisait souvent par la question : d'où vient on ? Non seulement parce que pour beaucoup c'est la seule question qu'ils connaissent, mais aussi parce que d'après ce que j'ai compris, voyager à vélo est vraiment respecté. Où que l'on soit en Inde, ça veut souvent dire que l'on vient de loin et que l'on va plus loin encore.

C'était parfois des gens qui voulaient pratiquer l'anglais. Ou simplement proposer de nous aider à trouver notre route, ou pour des traductions futures. Beaucoup de bienveillance. Enfin, quelle que soit la raison, ça n'empêchait pas tout ceux qui passaient de s'arrêter pour voir ce qu'il y avait au milieu de la foule. C'est comme une évidence, si tout le monde s'arrête, on doit s'arrêter, c'est qu'il se passe quelque chose. Mais toujours avec distance. Toujours en approchant doucement et poliment. Ce qui est intéressant, c'est qu'en surface, j'ai eu l'impression que la curiosité à notre égard touchait toutes les couches de la population. Quelques histoires marrantes lié à la curiosité aussi, poussé à son paroxysme, que je garde pour quand vous me croiserez autour d'une bière. Trop long à expliquer. Traffic : Je me suis globalement senti en sécurité sur les routes indiennes, même sur les gros axes. Déjà, il n’y a pas trop de voitures personnelles, donc ça réduit le trafic. Vélo et motos sont plutôt le moyen de déplacement individuelle. Les voitures ont aussi tendance à souvent ralentir pour bien nous observer. Ce qui réduit considérablement la vitesse à laquelle ils roulent. Sur les gros axes, il y a plein de place sur le côté pour se ranger en dehors du trafic. Et finalement, de manière général, j’ai trouvé les chauffeurs respectueux, quoi qu’ils puissent conduire. Les seuls moment où ça peut mal tourner c’est lorsqu’ils se mettent à notre niveau pour nous parler, ce qui rend le pilotage plutôt compliqué, coincé entre le fossé et la voiture. En tout cas, je me suis senti bien plus en sécurité ici que dans plein d’autres pays.

Sécurité : Grosse question, et plein de réponses potentielles. Nous avons tous une expérience différentes du monde, et c’est d’autant plus vrai pour l’Inde. Si il y a 1% de mauvaises pommes dans le lot, ça représente mathématiquement beaucoup plus de monde à l’échelle d’un pays qui compte près d’un milliard et demi d’habitants. Pour ma part, où je suis passé, en tant que mâle de type caucasien, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité. Bien moins à vélo que par le passé en sac à dos. Peut être aussi parce que nous avons évité les grandes villes aussi. C’est une toute autre expérience pour une femme seule, mais en couple, nous n’avons pas eu de problème du tout. J’ai vraiment l’impression que le vélo et l’arrachement fascine tellement qu’ils en oublient le reste.

Nous avons eu l’impression, et en fait l’expérience, d’être suivi. C’est assez dérangeant, mais j’ai ma technique à moi. Dès lors que je me rends compte, je stop, je fais demi tour et je vais demander des comptes. Souvent, ce ne sont que des curieux qui font eux même du vélo ou qui suivent tout simplement pour le plaisir et la fascination. C’est troublant, mais c’est comme ça. Alors je recommencerais de briser la glace tout de suite plutôt que de tomber dans la paranoïa. Et souvent, les choses prennent sent et tout le monde se détend. Aucun problème de mon côté mais est à prendre en compte : nous étions en groupe, en dehors des villes principales, et puis finalement assez attentif à ce qui se déroule autour et ceux qui auraient tendance à nous suivre. De plus, dans les villes, les gens sont tellement peu sur du monde qui les entoure que l’on viendra vite vous expliquer comment vous y prendre pour mettre votre vélo à l’abri. Il y a déjà bien longtemps que je crois que souvent les lieux les moins surs deviennent sûr par simple paranoïa générale. Les bars et restaurants de Chandigarh avaient leur agent de sécurité par exemple, rien de plus simple alors que de laisser le vélo sous leurs yeux.


Camping ? : La grande question aussi. Je dirais comme partout ailleurs, ça dépend de là où vous vous trouvez. Mais même dans les plaines de l’Uttarakhand ou Uttarpradesh, je n’ai pas trouvé ça impossible. Si on met de côté l’idée d’être seul et à labri des regards, alors c’est toujours possible de planter la tente derrière une rangée d’arbres ou dans une rizière. Loin d’être impossible, mais ça peut aussi être vite fatiguant d’avoir à gérer 20 personnes qui vous regardent faire bouillir de l’eau en plus d’avoir à gérer le reste.

C'est peut être surtout la question de la sécurité et de la manière dont on se sent, car nous avons même dormi dans la rue par la force des choses, et sans problèmes. Si tant est que l'on puisse appeler ça du camping. Alors oui. Je dirais ne pas trop en espérer, mais ne pas non plus désespérer d’avance. Un bon coup de google satellite aide grandement aussi.


Gurudwara : Probablement la solution à pas mal de problèmes. Un gurudwara est un temple Sikh, une des religions majoritaires de l’Inde. Très souvent, c’est endroits ont quelques lits de côtés, ou en tout cas un peu d’espace pour le pèlerin de passage. On y trouve parfois de l’eau, des douches, de la nourriture offerte gracieusement. Parfois aussi rien de tout ça. C’est un peu la loterie. Vous devez évidemment demander l’autorisation au taulier, mais ils comprennent souvent vite de quoi ils retournent. A peu près tout le monde connait le nom de Gurudwara, vous pouvez donc demander votre chemin. Ils sont souvent répertoriés sur maps.me ou google maps.

Le plus simple c’est encore de trouver un sikh et de lui demander le chemin du temple le plus proche. Avec un peu de chance il vous accompagnera et vous introduira. Les sikhs sont assez facile à reconnaitre, avec leur turbans intacts, tantôt orange, bleu, rose ou blanc. Ils portent la barbe et un bracelet en argent au poignet. La strict majeur partie d’entre eux en tout cas. La première fois où je suis allé en Inde on m’a dit ceci “Si il y a une personne à qui tu peux faire confiance en Inde, c’est un Sikh. Trouve le dans la foule et expose lui ton problème." Nourriture : Un peu partout et un peu tout le temps. Ce n’est pas bien difficile de se nourrir dans ce pays là. Parties désertiques mis à part, mais j’en parle ailleurs plus précisément. La nourriture que l’on trouve dépend grandement des populations et de leur religion majoritaire du coin. Mais de manière générale, il est vraiment très facile d’être végétarien en Inde. Végétalien est une autre histoire. Nourriture et restaurants portent un signe distinctif. Un carré vert pour les végétariens et un carré rouge pour les non végétariens. On retrouve le logo sur les menus, emballages et devantures.

Selfie : Selon où vous êtes, ça peut être un sport répétitif. Il faut apprendre à dire non d’ailleurs. On ne vas pas hésiter à vous demander de vous arrêter au bord de la route pour prendre une photo. Et si un commence à sortir son téléphone, il faut surement répéter l’action avec tous ceux qui s’arrêtent alors dans la foulée. Tout comme la curiosité ou les questions, les selfies ne sont pas une science exacte. Pendant une demie journée ca va être constant, plus le reste de la journée, 40km plus loin, plus personne ne s’intéresse à vous du tout. Je n’ai pas encre compris comment tout ça fonctionnait, mais l’illogisme était flagrant.

Soyons honnête, c’est usant. En revanche, ça fait grandement plaisir aux gens. Et de ce que l’on a pu me traduire sauvagement en bord de route, c’est que les gens sont vraiment reconnaissant du fait que l’on prenne le temps de s’arrêter pour eux. J’ai cru comprendre que nous étions des héros pour beaucoup, ce qui explique l’intérêt général. J’ai eu du mal à avaler ça, et même à le dire. Mais on me la dit plusieurs fois, de sortes de héros du quotidien à pédaler ici et ailleurs, à voyager de la sorte. Alors un peu d’humilité, de patience, et tout le monde est heureux. La patience tiens. Patience : Grand sport national pour les touristes que nous sommes. Dans certains endroits plus que dans d’autres, il faut faire preuve de patience et d’humilité. Nous ne sommes que des touristes, que des invités, et si j’aime mon espace, je me plie aussi volontiers au jeu. Il y a de jours où l’on avance peu, trop occupé à s’arrêter pour se faire prendre en photo. C’est frustrant parfois. Mais aussi, quelle merveille que cette curiosité, et cette accueil chaleureux fait aux inconnus que nous sommes. Je prenais ça comme une manière de nous souhaiter la bienvenue et un moyen pour la population de nous donner son aval bienveillant, d’autant plus lorsque nous n’avons aucun langage verbale en commun pour communiquer. La patience ici est de grande valeur de toute façon. Que ce soit pour acheter quelque chose, commander, ou surtout faire la queue. Je crois que le pays vaut le détour rien que pour voir les gens faire la queue. C'est un grand pays par ailleurs. Patience de A à B, entre le départ et la destination, quel que soit le mode de transport. C'est une bien bonne leçon que l'on apprend par ici. Train avec les vélos :

Prendre le vélo avec le train est déjà un peu plus technique que le simple bus. Il faut passer à travers l'excessive bureaucratie Indienne. Il faut déjà trouver un train qui accepte les vélos, se faire accepter par le contrôleur des bagages qui jugent si tout ça va rentrer. Il faut enregistrer les bagages avec un passeport et sa photocopie. Pour les récupérer, il faudra présenter une autre photocopie du passeport au service des bagages à l'arrivée. Signer des papiers, attendre, et puis c'est fini. Parfois, il semble que les bagages peuvent poser problème pour des raisons qui nous échappent et que la barrière de la langue empêche de comprendre. Plus le groupe est gros, plus le nombre de vélos à transporter l'est aussi. Une fois, on nous a laissé mettre les vélos deux par deux dans les entrées d'un wagon, ce qui est interdit dans les trains indiens. Tout ceci avec la complicité des policiers de la gare. Fort heureusement, nous avons pris le numéro de celui qui avait l'air d'être le chef de la bande. Plus loin, lors d'un arrêt dans une autre gare, la police a commencé à prendre en photo et nous faire comprendre que nous allons avoir des soucis. On lui a filé le numéro de ce mec là, il l'a appelé devant nous, puis a disparu. Moralité de l'histoire, toujours prendre les numéros de téléphone que l'on nous tend, ça peut toujours servir, et si pas, ça ne coute rien de l'avoir. Pour la réservation des tickets dans un bureau de réservation extérieur à la gare, mieux vaut être armé de patience, c'est long, fastidieux, et il faut toutes les informations possibles et imaginable. Numéro de train, gare de départ et d'arrivée du train et de votre voyage, heure de départ, passeport, classe... Bon courage.

Bus avec les vélos : Plutôt facile, tant qu'il y a de la place sur le toit. Toujours bien de s'y prendre un peu en avance, histoire d'être sur que tout soit bien ficelé. A la dernière minute, tout le monde vous presse pour aller vite vite, en vous assurant que tout ira bien. Mais les routes sont défoncés, bien attaché le vélo et glisser quelques morceaux de mousse ou tissus sous les parties en contact avec le toit. Les frottements, claquements et tout le reste on vite tendance à abimer cadre et fourche, à plier les disques ou pire si le vélo est dans le mauvais sens. On peut les arrêter au bord de la route, et sauf à être plein à craquer, ils s'arrêteront souvent. Mais je conseil fortement de prendre des bus dans des grosses stations de bus où ils s'arrêtent pendant quelques temps pour être sur d'avoir le temps de tout gérer et de ne pas avoir à jeter le vélo sur le toit en vitesse sans attache tout en oubliant la moitié des sacs au bord de la route. Pour résumer, pas de problème, que des solutions. Tant qu'on a un peu d'argent à dépenser.


Même solution avec un peu plus de budget, trouver un chauffeur privé, camion, jeep ou mini bus. C'est bien bien plus rapide et souvent bien plus confortable. Un peu plus cher mais si l'argent n'est pas un problème, c'est bien plus safe pour les vélos et plus rapides pour les cyclistes.

Train Kalka shimla :


Ligne de train célèbre et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle fait la liaison entre la ville de Kalka et celle de Shimla. Allons tout de suite à ce qui nous intéresse : le vélo dans le train. Il est possible de prendre le vélo dans le train, mais pas n'importe lequel. Les gens aux guichets n'en ont apparement aucune idée. Il faut se rendre au service des bagages pour consulter la bonne personne qui vous dira quel train accepte les vélos. Ensuite il faut acheter le ticket pour ce train, retourner au guichet pour bagage et faire enregistrer le vélo. Tous les bagages doivent être enlevés et emballés dans des gros sacs de riz qu'ils fournissent gracieusement . Ensuite le vélo va dans un compartiment à part, bien attaché et prêt à prendre la route. Le processus est simple une fois qu'il est expliqué correctement, ce qui ne va pas de soi. De mémoire, le premier était celui des environs de midi. Et le trajet dure environ 7h de mémoire. On trouve de la nourriture à pas mal d'arrêt, du thé et des plats tout préparés prêt à être embarqué. Les différentes classes dépendent des différents trains, et mieux vaut réserver à l'avance si l'on ne veut pas finir en 3ème classe, ce qui n'était pas catastrophique non plus.

Concernant le trajet, c'était cool, et certaines parties plutôt impressionnantes avec des villages à flanc de montagne, parfois bien abruptes. C'était chouette parce que c'était là. Mais comparativement à ce que l'on m'avait promis, j'en attendais un peu plus. Toujours le problème lorsque l'on a trop d'attentes ! Kalka : rien de grandiose à dire ni à faire à Kalka. C'est déjà l'Inde des plaines, et le paysage et bien moins grandiose déjà. La ville en elle même, sauf peut être à creuser, ne mérite surement pas d'y rester trop longtemps. Shimla : C'est une autre histoire déjà. Ville historique pour avoir été le camp d'été des britanniques durant l'époque coloniale, il y a quelque chose dans l'architecture et la construction de la ville qui la rend vraiment agréable. C'est une ville à flanc de colline aussi, tout en longueur, et chaque déplacement vaut son lot de montées et descentes. Nous sommes passés surement trop vite ici aussi, mais pas grave, le reste de l'Inde n'était pas sans surprises non plus.

Chill, tout est toujours possible : Si une partie du pays peut être amusant du point de vue bureaucratie, le reste est en roue libre complète. C'est parfois frustrant, mais aussi souvent exotique. Surtout, ca permet une grande liberté de mouvement dans le sens où tout est possible.

Ce que j'entends par là est simple, quoi qu'il arrive, quelle que soit la raison, vous pouvez toujours rebondir. Toujours quelqu'un pour aider, quelqu'un qui parle anglais. Toujours une gare de bus, de train ou un aéroport pas loin. Alors oui c'est grand, ca intimide, mais il faut y aller, parce qu'on peut toujours rebondir. Language : Le pays est impressionnant en terme d'accès à l'anglais. A peu près partout, même au milieu de nul part, on bricole toujours avec un peu d'Anglais. Le pays comprend tellement de languages que les Indiens ont besoin d'une langue tiers pour se comprendre entre eux. Pas étonnant donc que l'Anglais soit si répandu. Nous avons moins vécu de situation d'incompréhension en 6 semaines en Inde qu'en une journée en Thaïlande. Qualité de la route : Là encore, vraiment impressionnant. Que ce soit sur les hauts plateaux Ladakhis ou dans une des régions les plus pauvres du pays, les routes principales et secondaires sont vraiment bonnes. Il reste encore d'autres routes, d'autres pistes qui ne sont pas aussi propres et lisses, mais de manière générale et comparativement à ce que j'ai pu voir dans d'autres pays, l'Inde s'en sort haut la main.

Les touristes : Ils sont majoritairement Indiens, parlent anglais et son éduqués. Vraiment très facile d'échanger et de partager. En revanche, si vous souhaitez rencontrer des cyclistes, c'est un peu plus complexe. Le Ladakh en été peut être. Mais sinon le pays est vraiment immense, et si on ne prend pas les transports en commun pour aller d'un endroit touristique à un autre, vous risquez bien de ne pas croisez grand monde ! Dortoirs : Juste une petite note de bas de page, évitez les dortoirs en Inde. N'ayant pas la même conception du dortoir en soi, du respect de la vie privée, de l'espace individuelle ou de je ne sais quoi encore, il est bon d'éviter les dortoirs afin d'éviter les conversations au téléphone en pleine nuit, les lumières allumées, et la liste est encore longue. Disons que tout ce que l'on évite de faire dans un dortoir sera fait sans aucune gêne en Inde, vous êtes prévenu !

Et voila ce que j'ai retenu de mon passage à vélo en Inde. Probablement pas le dernier, alors qui sait, peut être verra t'on un deuxième chapitre. Car ici comme ailleurs, la vrai leçon est qu'on ne cesse jamais d'apprendre.

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